.o°* ...Un jour... *°o.
Je me rappelle d'un jour où toute une vie a basculé.
Un jour marqué par le deuil, la tristesse et la fatalité.
Un jour que mon coeur d'une croix blanche a marqué.
Une matinée d'automne qui avait bien commencé.
Le bonheur est un songe éphémère dans ce monde éploré,
Ravagé par la mélancolie et la détresse de jeunes damnés.
Cela va faire deux mois que tu nous as maintenant quitté.
Avais-tu réellement désiré partir ? Nous ne saurons jamais.
Certains ne verrons dans ces quelques mots aucune gaieté.
Moi j'y mets la nostalgie de souvenirs presque effacés.
Quelques lignes pour une tragédie, pour ne pas l'oublier.
C'était un jour semblable aux autres, c'est ce qu'on croyait.
Une journée horrible que je ne suis pas prête d'oublier.
Le jour où j'ai pleuré plus que ce que mon corps le pouvait.
Cet obscur après-midi où j'ai compris que tout peut arriver.
Dans cette froide église où j'avais juste mes yeux pour pleurer.
Je lui ai dis adieu comme d'autres qui l'avaient souhaité.
Assise derrière l'autel, j'avais espéré être en train de rêver,
Que tout ça n'était qu'un cauchemar, que j'allais me réveiller
Mais la vérité, elle, n'a pas changé. Cruelle, elle s'est révélée.
On t'a laissé sur le parvis de l'église, retournant à la réalité.
Pendant un instant j'ai prié, puis tout s'est vite terminé.
Ils ont emporté ton corps pour qu'il repose à jamais en paix,
Dans la sérénité et la quiétude qui ne t'avaient pas été accordées.
Les mots parfois ne sont d'aucun secours, sans utilité.
Mais en ce jour, jamais ils ne m'avaient autant manqué,
Ni autant impressionnés, dit par d'autres qui les avaient.
Des mots qui à eux seuls suffisaient à tout résumer.
Tous ces instants se sont retrouvés en mon être gravés.
Dans mon coeur résonne encore ton prénom esseulé.
Tel un flambeau sur le point de s'éteindre à jamais,
Le vent du temps passera et d'un coup va le souffler.
Mais les cendres de ton souvenir resteront pour me rappeler,
Pour ne pas oublier que tu avais un jour décider de tout laisser
Pour vivre ta vie même si pour cela il te fallait la quitter.
Je me souviendrais de ce dernier jour passé à tes côtés.
De ce dernier adieu, de ce cercueil froid qui m'avait apeuré.
De ces mots que je ne me lasserais jamais de chercher.
Des paroles que je n'avais pas eu le temps de te murmurer.
Le glas d'une église comblée. Un jour que je ne peux oublier.
Ce poème je l'ai écris pour ne pas oublier ce jour. Samantha était dans ma classe, et pourtant je ne la connaissais pas réellement. Je me suis sentie un peu "coupable" de ne pas lu avoir parlé souvent...Ce jour a je crois marqué nos coeurs, du moins le mien, plus que je ne l'aurais jamais imaginé...